Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2501794

mercredi 4 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2501794
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B. Concernant la demande de carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées", le tribunal a constaté que cette carte lui avait déjà été accordée avant l'introduction de son recours, rendant ses conclusions irrecevables. Pour la demande de carte portant la mention "priorité" ou "invalidité", le tribunal s'est déclaré incompétent, renvoyant le litige à la juridiction judiciaire en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 29 janvier et le 21 février 2025, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 27 novembre 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise a refusé, sur recours administratif préalable, de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " priorité ou invalidité " ;

2°) d'annuler la décision par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise a refusé, sur recours administratif préalable, de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ".

Vu :

- la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

Sur les conclusions tendant à l'obtention d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " :

2. Il ressort des pièces versées par la requérante elle-même que, par une décision en date du 12 juin 2024, antérieure donc à l'introduction de la requête et dont la requérante ne soutient pas avoir eu connaissance tardivement, la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise a accordé à la requérante le bénéfice d'une carte " mobilité inclusion " comportant la mention " stationnement pour personnes handicapées " valable à compter du 20 décembre 2023 et sans limitation de durée. Par suite les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle la présidente du conseil départemental aurait refusé à Mme B le bénéfice d'une telle carte sont irrecevables. Dès lors, il y a lieu, par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

Sur les conclusions tendant à l'obtention d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " priorité ou invalidité " :

3. Aux termes de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, la carte " mobilité inclusion " est délivrée par le président du conseil départemental sur avis de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées et peut porter la mention " invalidité ", la mention " priorité " ou la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Aux termes du V bis de même article : " Les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge judiciaire lorsque la demande concerne la mention " invalidité " ou " priorité " ".

4. Il résulte des dispositions citées ci-dessus que les conclusions de la requête présentée par Mme B, relatives à la carte mobilité inclusion mention " priorité " ou " invalidité " ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Dès lors, il y a lieu, par application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter ces conclusions comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

O R D O N N E :

Article 1er : Les conclusions de la requête Mme B relatives à la carte mobilité inclusion mention " priorité " et " invalidité " sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie sera adressée au département du Val-d'Oise et à la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 4 juin 2025.

La vice-présidente,

H. Lepetit-Collin

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.