lundi 3 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2501882 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RIQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 et 25 février 2025, Mme A B, représentée par Me Arvis, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 16 décembre 2024 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D) du Parc a prononcé sa mise à la retraite d'office ;
2°) d'enjoindre à la directrice de l'établissement de la réintégrer dans ses fonctions dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D) du Parc la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est présumée remplie dès lors que la décision attaquée a pour effet de la priver de toute rémunération, qu'elle a contracté plusieurs emprunts bancaires qu'elle doit rembourser seule, qu'elle a des charges importantes et qu'elle souhaite poursuivre son activité encore quelques années pour obtenir une retraite convenable ;
- les moyens suivants sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* la décision litigieuse est insuffisamment motivée en ce que l'avis du conseil de discipline n'indique pas les griefs retenus à son encontre, ce qui est de nature à la priver d'une garantie et à exercer une influence sur le sens de cette décision litigieuse ;
* elle méconnait le principe des droits de la défense, dès lors que certains des comptes-rendus menés dans le cadre de l'enquête administrative préalable ne lui ont pas été communiqués ;
* elle est entachée d'une inexactitude matérielle des faits ;
* elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L.533-1 du code général de la fonction publique en ce que la sanction de mise à la retraite d'office est disproportionnée ;
- les passages incriminés ne présentent pas de caractère injurieux ou diffamatoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2025, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D) du Parc, représenté par Me Riquier, conclut au rejet de la requête, à la suppression de plusieurs passages diffamatoires de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite, dès lors que Mme B est en mesure de bénéficier de la pension de retraite à laquelle elle a droit de la part de la CNRACL d'un montant de 1 001 euros nets par mois, qu'elle peut également bénéficier d'une retraite de la CNAV pour ses années dans le secteur privé entre 1979 et 2005, sans toutefois avoir effectué les démarches nécessaires, alors que ses charges représentent environ un tiers du salaire net de son compagnon et que l'atteinte à sa carrière n'est pas établie en ce qu'elle a atteint la date d'ouverture son droit à la retraite à taux plein depuis le 31 décembre 2023 ;
- enfin il y a un intérêt pour la sécurité des patients et des personnels de l'établissement et son bon fonctionnement à ne pas suspendre l'exécution de la décision litigieuse, aucune autre affectation au sein de l'établissement ne pouvant être proposée à Mme B ;
- aucun des moyens soulevés n'est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute quant à la légalité de la décision litigieuse.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2501883, enregistrée le 5 février 2025, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grenier, première vice-présidente, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 26 février 2025 à 10h30 en présence de M. Grospierre, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Grenier, juge des référés ;
- les observations de Me Bourgeois, substituant Me Arvis, représentant Mme B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Il relève qu'il n'y a pas de réel débat sur l'urgence. Mme B justifie de ses charges et n'a pas signé sa demande de pension en raison de l'engagement du référé suspension. Si la décision est suspendue ou annulée, les démarches seront compliquées. Ses perspectives de carrière sont compromises, dès lors qu'il lui manque quelques trimestres. Il existe un vice de procédure et une méconnaissance de ses droits à la défense. Toutes les pièces de l'enquête administrative ne lui ont pas été communiquées, malgré ses demandes réitérées. Les entretiens en sa faveur ne lui ont pas été communiqués. Les griefs à l'encontre des résidents ne résultent que de deux témoignages seulement, alors qu'elle produit de nombreux témoignages en sa faveur. Aucune plainte de famille de résident n'a jamais été formulée à son encontre. Elle n'était pas présente au moment de la chute d'un résident. Aucune pièce du dossier n'établit la manipulation des résidents, les questions de l'enquête administrative ayant été orientées. Il est fait état d'un unique incident avec ses collègues, dont les circonstances sont peu claires. Les agissements de harcèlement moral à l'encontre de collègues ne sont pas corroborés. Il existe deux clans au sein de la maison de retraite. S'agissant de la vente de produits de luxe et de cigarettes de contrefaçon, les faits ne sont pas établis. La mauvaise exécution de ses missions n'est pas corroborée par ses comptes-rendus d'évaluation. Il est vrai qu'elle arrive en retard, mais elle rattrape ces retards sans incidence pour les résidents de l'établissement et sans aucun préjudice financier pour l'établissement. La sanction est disproportionnée, en l'absence de sanction antérieure et de la circonstance qu'elle travaille au sein de l'établissement depuis 1997. Même si les faits étaient établis, la sanction serait disproportionnée. L'attestation des 13 agents n'est pas probante, car ils ne travaillent pas directement avec Mme B.
- et les observations de Me Gevaudan, substituant Me Riquier, représentant l'EPHAD du Parc, qui fait valoir qu'il n'y a pas d'urgence, dès lors que Mme B peut percevoir une pension de retraite. La présomption d'urgence ne s'applique pas. Mme B a choisi de ne pas remplir son formulaire de pension. Elle peut bénéficier de ses droits à la retraite depuis le 31 décembre 2023. Il y a urgence à ne pas suspendre la décision litigieuse en raison de la gravité des faits et de leurs conséquences pour le fonctionnement de l'établissement. L'établissement a respecté les droits de la défense, dès lors que tous les documents ont été communiqués à Mme B. Elle a été invitée à venir consulter son dossier. D'autres agents ont bien été reçus pour des motifs étrangers à la procédure disciplinaire litigieuse cependant. La matérialité des faits est établie par le signalement reçu en juin 2024 signé par 13 agents. L'enquête administrative est impartiale et des témoignages spontanés ont été faits sur les négligences à l'égard des résidents. Des activités inadéquates sont organisées et certaines activités prévues ne sont pas réalisées. Le langage inapproprié et la manipulation des résidents sont corroborés. Le harcèlement, les propos discriminatoires et les insultes de la part de Mme B sont établis. Il y a 75 ETP au sein de l'établissement. Les faits de vente de produits de luxe de contrefaçon sont établis. Mme B ne conteste pas ses retards quasi-quotidiens sur six mois qui désorganisent le bon fonctionnement de l'établissement. La sanction ne présente pas de caractère disproportionné. L'enquête n'est pas menée à charge et le premier témoignage est arrivé spontanément.
La parole a été donnée en dernier lieu à la défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, née le 7 mai 1962, a été recrutée par l'EHPAD du Parc en 1997 et a été titularisée en qualité d'adjoint administratif de deuxième classe le 1er septembre 2003, puis au grade d'animatrice à compter du 1er juin 2023. A la suite d'un incident survenu le 7 juillet 2024, Mme B a d'abord été informée de l'ouverture d'une enquête administrative à son encontre puis, par un courrier du 4 novembre 2024, de l'ouverture d'une procédure disciplinaire. Elle a été convoquée à la séance du conseil de discipline qui s'est tenue le 26 novembre 2024. Par une décision du 16 décembre 2024, la directrice de l'EHPAD du Parc a prononcé à son encontre la sanction de mise à la retraite d'office. Par la présente requête, la requérante demande à la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Une mesure prise à l'égard d'un agent public ayant pour effet de le priver de la totalité de sa rémunération doit, en principe, être regardée, dès lors que la durée de cette privation excède un mois, comme portant une atteinte grave et immédiate à la situation de cet agent, de sorte que la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, sauf dans le cas où son employeur justifie de circonstances particulières tenant aux ressources de l'agent, aux nécessités du service ou à un autre intérêt public, qu'il appartient au juge des référés de prendre en considération en procédant à une appréciation globale des circonstances de l'espèce.
5. D'une part, il résulte de l'instruction, sans que cela ne soit contesté, que Mme B, née en 1962, peut bénéficier de droits à pension à taux plein depuis le 31 décembre 2023. Ainsi, la sanction disciplinaire de mise à la retraite d'office, à la différence d'une révocation, ne la prive pas de toute ressource mais la place en situation de percevoir la pension de retraite à laquelle elle a droit. Cette décision n'a ainsi pas pour effet de la priver de la totalité de sa rémunération en application des principes mentionnés au point précédent.
6. D'autre part, alors même que Mme B établit qu'elle a des charges financières conséquentes, résultant notamment du remboursement de plusieurs emprunts bancaires qu'elle a contractés, il résulte de l'instruction qu'elle est en mesure de bénéficier d'une pension de retraite de la CNRACL et de la CNAV au titre des années travaillées dans le secteur privé entre 1979 et 2005. Alors même que l'EHPAD du Parc lui a indiqué les démarches à effectuer auprès de la CNRACL, Mme B a choisi de les différer et n'a pas rempli le formulaire de demande de pension à la CNRACL qui lui a été adressé par l'établissement dans l'attente de la précédente procédure, se plaçant ainsi elle-même dans la situation financière qu'elle invoque. En outre, certaines des charges dont elle fait état, notamment d'électricité, de copropriété et de taxe foncière sont des charges communes au foyer constitué avec son compagnon et non des charges pesant sur elle seule. Ainsi, alors même que le montant de la pension de retraite que Mme B est susceptible de percevoir ne compenserait pas l'intégralité de la perte de salaire découlant de la sanction de mise à la retraite d'office, il ne résulte pas de l'instruction que cette baisse de revenus porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. De plus eu égard à son âge et alors même qu'elle a indiqué souhaiter travailler encore quelques années pour bénéficier d'une meilleure pension de retraite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la sanction disciplinaire litigieuse porte à une atteinte grave et immédiate à sa carrière.
7. Par suite, en l'état de l'instruction, la sanction disciplinaire litigieuse ne porte pas atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à la situation de Mme B, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne pouvant, en conséquence, être regardée comme remplie.
8. Il résulte de ce qui précède que l'une des deux conditions prévues par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas satisfaite et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition relative à l'existence d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, les conclusions à fin de suspension présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. La présente ordonnance n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fin d'injonction présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à la suppression des écrits présentant un caractère diffamatoire :
10. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
11. Contrairement à ce que soutient l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Parc, les termes de la requête de Mme B, malgré leur virulence, n'excèdent pas les limites de la controverse entre parties dans le cadre d'une procédure contentieuse. Dès lors, il n'y a pas lieu d'en prononcer la suppression par application des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, qui permettent aux tribunaux, dans les causes dont ils sont saisis, de prononcer la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Parc, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme B une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Parc présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Parc au titre de l'article L. 741-2 du code de justice administrative et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Parc.
Fait à Cergy, le 3 mars 2025
La juge des référés,
Signé
C. Grenier
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026