Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2503165

vendredi 11 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2503165
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine relative à un recours amiable. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser sa demande dans un délai de trente jours, M. B n'a pas répondu. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par des pièces enregistrées le 15 février 2025, M. A B a saisi le tribunal administratif d'une demande.

Vu :

- la décision de la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine 31 janvier 2025 statuant sur le recours amiable n°0952024006121 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative ;

Le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".

3. A l'appui de sa saisine, M. B n'a produit que des pièces sans présenter de requête assortie de conclusions et moyens. Invité à motiver sa demande dans un délai de trente jours, conformément aux dispositions de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, par courrier adressé, le 26 février 2025, par la juridiction via l'application Télérecours et dont l'intéressé a accusé lecture le jour même à 19h42, M. B n'a pas répondu.

4. Par suite, la saisine de M. B, qui ne présente pas les caractéristiques d'une requête dès lors qu'elle ne contient ni conclusions, ni moyens, est irrecevable et peut être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 11 avril 2025.

La vice-présidente,

Signé

H. Lepetit-Collin

La République mande et ordonne au ministre auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.