Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2503927

jeudi 12 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2503927
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Montrouge de lui transmettre un arrêté de placement à mi-traitement, assorti de demandes indemnitaires. Par un mémoire enregistré le 11 juin 2025, la requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 12 juin 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mars 2025, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 janvier 2025 par laquelle le maire de la commune de Montrouge (Hauts-de-Seine) a refusé de lui transmettre l'arrêté par laquelle il l'a placée à mi-traitement ;

2°) d'enjoindre à la commune de Montrouge, d'une part, de lui verser une indemnité d'un montant égal à la différence entre son salaire, y compris les primes et accessoires, et ce qu'elle devrait percevoir, et, d'autre part, de lui transmettre pour l'avenir l'arrêté par lequel il la placera à mi-traitement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de condamner la commune de Montrouge à lui verser une indemnité de 4 000 euros en raison du préjudice qu'elle lui fait subir, sous astreinte à versement immédiat chaque dernier jour du mois.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, la commune de Montrouge ne pouvant lui opposer une surcharge de travail pour refuser de faire droit à sa demande ;

- en l'absence d'arrêté constatant son placement à mi-traitement, elle ne peut faire valoir ses droits auprès de la société LIDL ;

- ces illégalités fautives engagent la responsabilité de la commune de Montrouge.

Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2025, Mme A informe le tribunal qu'elle se désiste de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / / 1° Donner acte des désistements ; / () ".

2. Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2025, Mme A informe le tribunal qu'elle se désiste de l'instance. Ce désistement étant pur et simple, il convient donc d'en donner acte sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Cergy, le 12 juin 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.