Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2505186

vendredi 18 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2505186
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En défense, le préfet des Hauts-de-Seine a justifié avoir convoqué l'intéressée le 29 avril 2025 à cette fin. La juge des référés a constaté que cette convocation rendait la demande sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de l'urgence ou de l'utilité de la mesure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 25 et 31 mars et 7 avril 2025, Mme A B demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous afin de lui délivrer un récépissé lui permettant de continuer à travailler, sous astreinte.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a demandé le renouvellement de son titre de séjour qui expire le 1er avril 2025 et que son contrat de travail est sur le point d'être suspendu ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;

- la mesure sollicitée est utile ;

- le préfet l'a convoquée le 29 avril 2025 pour lui remettre un récépissé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que Mme B est convoquée le 29 avril 2025 pour que lui soit délivré un récépissé.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante camerounaise, née le 8 juillet 2000, s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", valable jusqu'au 1er avril 2025. Elle a sollicité, le 12 janvier 2025, le renouvellement de son titre de séjour mais n'a pas obtenu de récépissé. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous en préfecture afin de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine a fixé par une convocation, un rendez-vous à Mme B le 29 avril 2025 pour lui remettre récépissé. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par la requérante doivent être regardées comme devenues sans objet.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 18 avril 2025.

La juge des référés,

Signé

S. Cuisinier-Heissler

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.0