Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2505386
jeudi 15 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2505386 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2025, M. A C B, représenté par Soh Fogno, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'exécuter l'ordonnance n° 2313543 du 6 décembre 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans un délai de huit jours ouvrés à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat provisoirement la somme de 9 000 euros au titre de la réparation du préjudice subi et dans l'attente de l'évaluation de la réparation lors du jugement au fond ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil.
Il soutient que :
- la mesure sollicitée est urgente dès lors qu'il est maintenu en situation irrégulière sans qu'il ne lui possible de déposer sa demande de titre de séjour ou d'obtenir un rendez-vous, qu'il est dans l'impossibilité de trouver une alternance afin de suivre une formation universitaire ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'il est placé dans l'impossibilité de déposer sa demande de séjour ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. M. B demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'exécuter l'ordonnance n° 2313543 du 6 décembre 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Toutefois, une telle demande relève d'une demande d'exécution d'une décision de justice, laquelle ne peut être diligentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il s'ensuit que la requête de M. B, manifestement mal fondée, doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code précité.
3. Il appartient au requérant, s'il s'y croit fondé, de saisir le tribunal d'une demande d'exécution de l'ordonnance n° 2313543 du 6 décembre 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B.
Fait à Cergy, le 15 mai 2025.
Le juge des référés,
signé
P.-H. d'Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2505386