Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2506018

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2506018
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours contre une décision implicite de rejet concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction constate que la requérante n'a pas produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise a rejeté sa demande tendant à l’annulation d’une décision de la caisse d’allocations familiales du Val-d’Oise relative à un indu de revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

3. Aux termes de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental (…) ». Aux termes de l’article R. 262-88 du même code : « Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée (…) ».

4. A l’appui de sa requête, Mme A... n’a pas produit la preuve de son recours préalable obligatoire auprès de la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise. Par courrier du 9 avril 2025, la requérante a été invitée à régulariser sa requête. En réponse, Mme A... n’a produit qu’une preuve de l’envoi d’un pli recommandé au conseil départemental. Par courrier recommandé du 16 mai 2025, distribué le 19 mai 2025, le greffe du tribunal a demandé à la requérante de produire également la copie du recours adressé au conseil départemental. Le délai de 15 jours imparti à Mme A... pour compléter sa requête est désormais venu à expiration, sans qu’elle n’ait accompli la formalité exigée. Par suite, il y a lieu de rejeter cette requête comme manifestement irrecevable par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Cergy, le 10 mars 2026.

Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.