Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2507067

lundi 5 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2507067
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet suspendant le permis de conduire de M. A. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction préalable. Aucun examen du fond ou de l'urgence n'a donc été effectué.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 avril 2025, M. B A, demande à au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet a prononcé une suspension de son permis de conduire.

Vu :

- la requête n°2507094 enregistrée le 24 avril 2025 par laquelle le requérant sollicite l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Bocquet en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1.

2. La requête en référé-suspension de M. A n'étant pas assortie de la décision attaquée, elle doit être déclarée irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Cergy, le 5 mai 2025.

La juge des référés,

Signé

P. Bocquet

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.