Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2507655
jeudi 12 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2507655 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... qui contestait une contrainte pour recouvrement d'indu d'allocation de logement. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué (la contrainte elle-même), malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 avril 2025, M. A... B... forme opposition à la contrainte émise le 12 avril 2025 par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement de la somme de 1 149,08 euros correspondant au solde d’indus d’allocation de logement sociale entre le 1er mars 2022 et me 31 juillet 2023, puis entre le 1er août 2023 et le 31 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ».
Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser.(…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».
Aux termes de L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : « Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (…), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixées par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement (…) ».
Dans sa requête introductive d’instance, le requérant n’a produit qu’une copie de la signification de contrainte effectuée par voie de commissaire de justice mais non une copie de la contrainte elle-même émise par la caisse d'allocations familiales et qui constitue l’acte attaqué. Par un courrier du 5 mai 2025, réputé notifié, en vertu de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés suivant sa mise à disposition sur l’application « Télérecours », M. B... a été invité à régulariser sa requête dans un délai d’un mois en produisant la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date de dépôt de sa réclamation. En dépit de cette demande, le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. Par suite, la requête de M. B..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Cergy, le 12 mars 2026.
Le Président,
Signé
F. Beaufa s
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 30 avril 2025, M. A... B... forme opposition à la contrainte émise le 12 avril 2025 par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement de la somme de 1 149,08 euros correspondant au solde d’indus d’allocation de logement sociale entre le 1er mars 2022 et me 31 juillet 2023, puis entre le 1er août 2023 et le 31 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ».
Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser.(…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».
Aux termes de L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : « Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (…), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixées par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement (…) ».
Dans sa requête introductive d’instance, le requérant n’a produit qu’une copie de la signification de contrainte effectuée par voie de commissaire de justice mais non une copie de la contrainte elle-même émise par la caisse d'allocations familiales et qui constitue l’acte attaqué. Par un courrier du 5 mai 2025, réputé notifié, en vertu de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés suivant sa mise à disposition sur l’application « Télérecours », M. B... a été invité à régulariser sa requête dans un délai d’un mois en produisant la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date de dépôt de sa réclamation. En dépit de cette demande, le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. Par suite, la requête de M. B..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Cergy, le 12 mars 2026.
Le Président,
Signé
F. Beaufa s
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.