Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2507723

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2507723
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus de la carte mobilité inclusion "stationnement". La juridiction constate que la requête est irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision du recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, pourtant exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour irrecevabilité non régularisée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 3 et 28 mai 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision prise par maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de carte mobilité inclusion mention « stationnement ».


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du code même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Aux termes de l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est formé (…) devant le président du conseil départemental. ».

Par un courrier recommandé distribué le 14 mai 2025, le greffe du tribunal a demandé à la requérante de régulariser sa requête dans un délai d’un mois en produisant la décision rendue par le président du conseil départemental sur son « recours préalable obligatoire » ou la preuve qu’elle a bien adressé un recours préalable au président du conseil départemental. En dépit de cette demande de régularisation, la requérante n’a pas accompli les formalités exigées par les dispositions précitées. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Cergy, le 13 mars 2026.


Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.