Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2507842

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2507842
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour la délivrance d'une autorisation de séjour mention " recherche d'emploi, création d'entreprise ". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante avait déjà été convoquée en préfecture le 28 mai 2025 pour une prise d'empreintes et la remise d'un récépissé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 mai 2025, Mme B A, représentée par Me Pierrot, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer en vue de la délivrance d'une autorisation de séjour portant la mention " recherche d'emploi, création d'entreprise ", dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui remettre un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la condition d'urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l'inertie administrative sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en réplique enregistré le 22 mai 2025, Mme A confirme ses précédentes écritures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante tunisienne née le 10 avril 1997, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer en vue de la délivrance d'une autorisation de séjour portant la mention " recherche d'emploi, création d'entreprise " et de lui remettre un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler.

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. Il résulte de l'instruction que Mme A a été convoquée en préfecture le 28 mai 2025 pour une prise d'empreintes et la remise d'un récépissé. Dans ces conditions et en l'absence de circonstances particulières, la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence nécessitant l'intervention du juge des référés à bref délai.

4. Il résulte de qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 18 juin 2025.

Le juge des référés,

signé

C. Cantié

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2507902