Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508031

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2508031
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation de sa radiation de la profession de chauffeur de taxi et sa réintégration chez G7, mais il n'a pas joint à sa requête l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 avril 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision portant radiation de la profession de chauffeur de taxi ;

2°) d’enjoindre à la société G7 de le réintégrer sur son emploi et de lui restituer ses points qualité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ». L’article R. 612-1 du code de justice administrative dispose que : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « (…) Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…) ».
4. La requête de M. B... n’est pas accompagnée de la décision dont il demande l’annulation. En application des dispositions de l’article R. 612-1 du code de justice administrative, le greffe du tribunal a adressé à M. B... un courrier du 12 mai 2025, réputé notifié deux jours plus tard, via l’application « Télérecours-citoyens », l’invitant à régulariser sa requête. En dépit de cette demande de régularisation, M. B... n’a pas produit la décision qu’il conteste dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Par suite, sa requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 16 mars 2026.


Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.