Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508514

vendredi 13 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2508514
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement d’une carte professionnelle de chauffeur VTC, a pris acte du désistement pur et simple du requérant. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure étant close sans examen des moyens soulevés (urgence, méconnaissance des principes de loyauté et de contradictoire). L’affaire est régie par l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, M. B A, représenté par Me Laurent, demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 6 mai 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle de chauffeur VTC ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision litigieuse l'empêche d'exercer son activité professionnelle, portant atteinte à son droit de travailler et à la pérennité de son emploi ; en outre, il est placé dans une situation de précarité administrative ;

- la décision attaquée méconnaît les principes de loyauté, de transparence et du respect du droit à une procédure contradictoire, dès lors que l'administration s'est abstenue d'opposer ce motif lors de l'instruction initiale alors qu'elle en avait la possibilité, moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2025, le préfet du Val-d'Oise fait valoir la compétence du préfet de la Seine-et-Marne dans la présente requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2025, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- l'urgence n'est pas établie ;

- aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2508516, enregistrée le 19 mai 2025, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision contestée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Richard, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 12 juin 2025 à

14 heures 30.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de

Mme Soulier, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Richard, juge des référés ;

- les observations de Me Laurent, représentant M. A, qui informe le tribunal que ce dernier se désiste purement et simplement de sa requête.

Le préfet de Seine-et-Marne n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement de M. A de sa requête est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.

Fait à Cergy, le 13 juin 2025.

La juge des référés,

signé

A. Richard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.