Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2509571
jeudi 19 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2509571 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles qui impose ce recours préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mai 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion comportant la mention « stationnement ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412‑1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
3. Aux termes de l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est formé (…) devant le président du conseil départemental. (…) ».
4. Par un courrier recommandé daté du 2 juin 2025, notifié à la requérante le 5 juin 2025, le tribunal a invité Mme B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier en produisant soit la décision rendue par le président du conseil départemental sur son recours préalable obligatoire, soit la preuve qu’elle a bien formé un recours préalable. Malgré cette demande, Mme B... n’a pas justifié, dans le délai d’un mois qui lui avait été imparti, avoir introduit le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions rappelées au point 3 de la présente ordonnance. Dès lors, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Cergy, le 19 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 26 mai 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion comportant la mention « stationnement ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412‑1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
3. Aux termes de l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est formé (…) devant le président du conseil départemental. (…) ».
4. Par un courrier recommandé daté du 2 juin 2025, notifié à la requérante le 5 juin 2025, le tribunal a invité Mme B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier en produisant soit la décision rendue par le président du conseil départemental sur son recours préalable obligatoire, soit la preuve qu’elle a bien formé un recours préalable. Malgré cette demande, Mme B... n’a pas justifié, dans le délai d’un mois qui lui avait été imparti, avoir introduit le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions rappelées au point 3 de la présente ordonnance. Dès lors, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Cergy, le 19 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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