Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2509852

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2509852
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème Chambre
Avocat requérantCHERMAK ELIAKIM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une carte de séjour temporaire. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’appliquer l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juin 2025, M. C... A..., représenté par Me Eliakim, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande qu’il a présentée le 16 janvier 2025 tendant au renouvellement de son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours, et, de lui délivrer, dans l’intervalle, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- méconnait l’article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de ce qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête, M. A... s’étant vu remettre une carte de séjour temporaire valable du 25 juillet 2025 au 24 juillet 2026.

Par un mémoire enregistré le 18 novembre 2025, M. C... A..., représenté par Me Eliakim, déclare se désister des conclusions de sa requête à l’exception de celles liées aux frais du litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur, a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant tunisien né le 4 mars 1992, est entré le 1er janvier 2017 en France où il s’est vu remettre en application des dispositions de l’article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » valable du 14 mai 2024 au 13 mai 2025 dont il a sollicité le renouvellement le 16 janvier 2025. Il demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur cette demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte :
2. Par un mémoire enregistré le 18 novembre 2025 M. A... déclare se désister des conclusions de sa requête présentées aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés à l’instance :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. A... demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête présentées par M. A... aux fins d’annulation de la décision attaquée et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l’audience du 25 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
M. Jacquinot, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2025.


Le président-rapporteur,


Signé


T. BertonciniL’assesseure la plus ancienne dans l’ordre du tableau,

Signé


S. Cuisinier-Heissler


La greffière,

Signé


M. B...

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.