Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2510211
mardi 31 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2510211 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'aide AITRE par France Travail. La juridiction a constaté que la requête, n'étant pas accompagnée de la décision attaquée comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administratif, était manifestement irrecevable. Après une mise en demeure infructueuse de régularisation, le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mai 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle France Travail a implicitement rejeté sa demande d’aide « AITRE » pour le financement d’une formation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ».
La requête de Mme A... n’est pas accompagnée de la décision attaquée. Par un courrier recommandé avec accusé de réception daté du 12 juin 2025, notifié à Mme A... au plus tard le 30 juin 2025, le tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans le délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier en produisant la décision attaquée ou, à défaut, la preuve de sa demande auprès de l’administration. En dépit de cette demande de régularisation, la requérante n’a pas accompli les formalités exigées par les dispositions précitées de l’article R. 412-1 du code de justice administrative dans le délai imparti, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Cergy, le 31 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 28 mai 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle France Travail a implicitement rejeté sa demande d’aide « AITRE » pour le financement d’une formation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ».
La requête de Mme A... n’est pas accompagnée de la décision attaquée. Par un courrier recommandé avec accusé de réception daté du 12 juin 2025, notifié à Mme A... au plus tard le 30 juin 2025, le tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans le délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier en produisant la décision attaquée ou, à défaut, la preuve de sa demande auprès de l’administration. En dépit de cette demande de régularisation, la requérante n’a pas accompli les formalités exigées par les dispositions précitées de l’article R. 412-1 du code de justice administrative dans le délai imparti, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Cergy, le 31 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.