Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2510352
jeudi 22 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2510352 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROUVET ORUE CARRERAS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Par ordonnance, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 500 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrés le 14 juin 2025, M. B... A..., représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au tribunal :
d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle ou à défaut temporaire portant la mention « vie privée et familiale » ou de procéder au réexamen de sa situation administrative et de le munir dans cette attente de tout document lui permettant de travailler, dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire du 20 janvier 2026, M. A... informe le tribunal que le préfet des Hauts-de-Seine a fait droit à sa demande en lui octroyant un titre de séjour et demande au tribunal de constater qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions en annulation et en injonction et maintient ses conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Le code de justice administrative dispose à son article R. 222-1 que : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... a été mis en possession d’une carte de séjour pluriannuelle. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu, dès lors d’y statuer.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de M. A....
L’Etat versera à M. A... la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 22 janvier 2026.
La présidente,
signé
S. Edert
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrés le 14 juin 2025, M. B... A..., représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au tribunal :
d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle ou à défaut temporaire portant la mention « vie privée et familiale » ou de procéder au réexamen de sa situation administrative et de le munir dans cette attente de tout document lui permettant de travailler, dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire du 20 janvier 2026, M. A... informe le tribunal que le préfet des Hauts-de-Seine a fait droit à sa demande en lui octroyant un titre de séjour et demande au tribunal de constater qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions en annulation et en injonction et maintient ses conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Le code de justice administrative dispose à son article R. 222-1 que : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... a été mis en possession d’une carte de séjour pluriannuelle. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu, dès lors d’y statuer.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de M. A....
L’Etat versera à M. A... la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 22 janvier 2026.
La présidente,
signé
S. Edert
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.