Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2510442

vendredi 25 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2510442
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la condamnation de l’administration à lui verser des dommages et intérêts pour compenser un manque de revenus et un préjudice moral et physique. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de l’office du juge des référés, lequel ne peut accorder des dommages et intérêts en dehors du versement d’une provision, et que la demande ne visait pas à obtenir une mesure provisoire. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 juin 2025, M. B A demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice d'enjoindre au dédommagement et au versement de dommages et intérêts égale aux sommes empruntées et frais pour pallier son manque de revenu et pour le préjudice moral et physique, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter du 4 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes du premier alinéa de son article R. 522-1 : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ". Enfin, aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ".

2. Il n'appartient pas au juge des référés de condamner une personne publique à verser des dommages et intérêts, en dehors des provisions qu'il peut être amené à allouer. Alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que le requérant a saisi le juge des référés d'une telle demande de versement d'une provision, les conclusions présentées par le requérant, qui ne visent pas au prononcé de mesures provisoires entrant dans l'office du juge du référé, sont irrecevables. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait, à Cergy, le 25 juillet 2025.

Le juge des référés,

Signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.