Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2510553

mardi 1 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2510553
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D d'une demande de délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 septembre 2025. En conséquence, la requête a perdu son objet et le juge a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 24 juin 2025, Mme D demande au juge des référés d'examiner son dossier en vue de l'obtention d'un titre de séjour ou d'un récépissé de titre de demande de titre de séjour.

Mme D soutient que :

- Il existe une situation d'urgence, dès lors que, son précédent titre de séjour ayant expiré le 7 mars 2025, elle se retrouve en situation irrégulière et risque de se faire licencier ;

- La mesure sollicitée est utile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer et fait valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction, valable du 20 juin 2025 au 19 septembre 2025, a été délivrée à la requérante.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Postérieurement à la date de l'introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction, valable du 20 juin 2025 au 19 septembre 2025. Dans ces conditions, la requête doit être regardée comme ayant perdu son objet. Il y a lieu en conséquence de constater un non-lieu à statuer à ce titre.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme D.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 1er juillet 2025.

Le juge des référés,

signé

E. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.