Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à contester le rejet de sa demande de reconnaissance du caractère urgent et prioritaire pour un logement social. Le tribunal a constaté que la requête n'était pas signée et, après une mise en demeure restée sans suite, l'a jugée manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les dispositions des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs à la régularisation des requêtes.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 9 mai 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a rejeté sa demande tendant à voir reconnaître le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social et d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui proposer un logement adapté dans un délai de trois mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…). ».
2. Aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ».
3. La requête de M. A... n’est pas signée. M. A... a été invité, par un courrier daté du 7 juillet 2025, envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception et notifié le 11 juillet 2025, à régulariser sa requête en la signant. En dépit de cette invitation, le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai qui lui a été imparti, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, sa requête, qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par voie d’ordonnance, en toutes ses conclusions, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Cergy, le 7 avril 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.