Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2516935

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2516935
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Recours de Mme A... contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise constate que la commission a, postérieurement à la requête, reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande. Les conclusions de la requérante sont donc devenues sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées le 17 septembre 2025, le 21 septembre 2025 et le 19 octobre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.

Le préfet des Hauts-de-Seine a produit, le 5 décembre 2025, la décision du 17 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation a reconnu Mme A... comme prioritaire et devant être logée d’urgence.

Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné M. Bourragué, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance (…) 3° constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

Par une décision du 17 septembre 2025, dont Mme A... n’avait pas connaissance à l’introduction de sa requête, la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de la requérante. La décision a été communiquée à Mme A..., qui n’a pas répliqué. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A... tendant à l’annulation du rejet implicite de sa demande par la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine sont devenues sans objet. Il n’y a par suite plus lieu d’y statuer.


Par ces motifs, le tribunal ordonne :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de la ville et du logement.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 9 janvier 2026.

Le magistrat désigné,



Signé

S. Bourragué

La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition
La greffière