Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2517807

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2517807
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre une prolongation de placement à l'isolement en centre pénitentiaire. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2025, M. A... B..., doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision en date du 8 septembre 2025 par laquelle l’adjointe au chef d’établissement du centre pénitentiaire de Nanterre a ordonné la prolongation de son placement à l’isolement.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Enfin, selon l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…). ».

3. Par un courrier du 2 octobre 2025, adressé par lettre recommandée avec accusé de réception, distribué le 6 octobre 2025 à M. B..., celui-ci a été invité à régulariser sa requête dans un délai d’un mois en produisant une copie de la décision attaquée. En dépit de cette demande de régularisation, M. B... n’a pas produit la décision attaquée. Par suite, la requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 17 mars 2026.


Le Président,



F. Beaufa s




La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.