Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2518701

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2518701
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant la suspension de ses allocations par la CAF du Val-d’Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas identifié la décision attaquée ni fourni les pièces nécessaires, malgré une demande de régularisation. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 septembre 2025 et le 16 octobre 2025, Mme B... A... sollicite l’annulation de la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) du département du Val-d’Oise a suspendu ses allocations depuis décembre 2022.

Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné M. Bourragué, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

Dans sa requête introductive d’instance, la requérante doit être regardée comme demandant l’annulation de la décision par laquelle la CAF du département du Val-d’Oise a suspendu ses allocations. Toutefois, elle n’apporte aucune précision sur la nature, la date et l’auteur de cette décision permettant de l’identifier dans les divers courriers joints à sa requête. Par deux courriers du 15 octobre 2025, dont elle a accusé réception le même jour à 19h46 et 19h49, la requérante a été invitée à former des conclusions à l’encontre d’une décision, à produire cette dernière et à motiver sa requête. Par un mémoire enregistré le 16 octobre 2025, Mme A... se borne à produire des échanges de courriels et des documents de la CAF, sans autres précisions et sans qu’une décision faisant grief puisse être identifiée. Par suite, la requête de Mme A..., qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.


Par ces motifs, le tribunal ordonne :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Copie sera adressée au département du Val-d’Oise et à la caisse d'allocations familiales du Val-d’Oise.

Fait à Cergy, le 30 décembre 2025.

Le magistrat désigné,

Signé


S. Bourragué
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition
La greffière