Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2519174
jeudi 27 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2519174 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FELTESSE |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la délivrance sous astreinte d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le préfet du Val-d’Oise a fait valoir qu’un tel récépissé avait déjà été délivré le 1er octobre 2025, ce qui a conduit M. B... à se désister de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Feltesse, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de quarante-huit heures à compter de l’ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-
la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’il s’agit d’une demande de renouvellement de son titre de séjour ; qu’il se trouve sans autorisation de travail en raison des carences de l’administration ; la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler est de droit dès lors que son dossier est complet ; ses démarches auprès des services préfectoraux sont restées vaines ; il se trouve placé en situation d’irrégularité dans la mesure où son récépissé a expiré le 19 septembre 2025 ; il n’a plus aucune source de revenus alors qu’il a deux enfants à charge et un loyer à honorer pour le paiement duquel il a été relancé par son bailleur ; il ne peut honorer la promesse d’embauche qu’il détient ; il ne peut pas s’inscrire à France Travail alors qu’il s’est ouvert des droits à raison de 548 jours d’allocation d’aide au retour à l’emploi ;
- la mesure demandée est utile et nécessaire ;
- la mesure demandée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au non lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir qu’il a délivré un récépissé de demande de titre de séjour au requérant le 1er octobre 2025.
Par un mémoire enregistré le 29 octobre 2025, M. B... a déclaré se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Le Griel, juge des référés en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant algérien s’est vu délivrer une carte de résidence algérien d’une durée de dix ans, laquelle a expiré le 29 août 2023 dont il a sollicité le renouvellement le 12 juin 2023. Il s’est vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler lequel sera renouvelé jusqu’au 10 septembre 2024. Ce tribunal par jugement du 21 mai 2025, a annulé l’arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de son renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
2. M. B... par un mémoire enregistré le 29 octobre 2025 a déclaré se désister de la requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de M. B... de la requête.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-d’Oise.
Fait à Cergy, le 27 novembre 2025.
Le juge des référés,
signé
H. Le Griel
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Feltesse, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de quarante-huit heures à compter de l’ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-
la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’il s’agit d’une demande de renouvellement de son titre de séjour ; qu’il se trouve sans autorisation de travail en raison des carences de l’administration ; la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler est de droit dès lors que son dossier est complet ; ses démarches auprès des services préfectoraux sont restées vaines ; il se trouve placé en situation d’irrégularité dans la mesure où son récépissé a expiré le 19 septembre 2025 ; il n’a plus aucune source de revenus alors qu’il a deux enfants à charge et un loyer à honorer pour le paiement duquel il a été relancé par son bailleur ; il ne peut honorer la promesse d’embauche qu’il détient ; il ne peut pas s’inscrire à France Travail alors qu’il s’est ouvert des droits à raison de 548 jours d’allocation d’aide au retour à l’emploi ;
- la mesure demandée est utile et nécessaire ;
- la mesure demandée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au non lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir qu’il a délivré un récépissé de demande de titre de séjour au requérant le 1er octobre 2025.
Par un mémoire enregistré le 29 octobre 2025, M. B... a déclaré se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Le Griel, juge des référés en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant algérien s’est vu délivrer une carte de résidence algérien d’une durée de dix ans, laquelle a expiré le 29 août 2023 dont il a sollicité le renouvellement le 12 juin 2023. Il s’est vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler lequel sera renouvelé jusqu’au 10 septembre 2024. Ce tribunal par jugement du 21 mai 2025, a annulé l’arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de son renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
2. M. B... par un mémoire enregistré le 29 octobre 2025 a déclaré se désister de la requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de M. B... de la requête.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-d’Oise.
Fait à Cergy, le 27 novembre 2025.
Le juge des référés,
signé
H. Le Griel
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.