Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2519339

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2519339
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPOULY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... C... d'une demande de modification d'une précédente ordonnance de référé, afin d'obtenir l'exécution d'une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. La requérante s'est ensuite désistée de l'ensemble de ses conclusions, à l'exception de celles relatives aux frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et a condamné l'État à verser 1 800 euros à Mme A... C... sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 octobre 2025, Mme B... A... C..., représentée par Me Pouly, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

de modifier l’article 2 du dispositif de l’ordonnance n°2516838 du 7 octobre 2025, par laquelle la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de dix jours à compter de cette notification, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur son droit au séjour ;
d’enjoindre en conséquence au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur son droit au séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l’ordonnance n°2516838 du 7 octobre 2025 n’a toujours pas été exécutée, malgré ses relances régulières.


Par un mémoire enregistré le 2 novembre 2025, Mme A... C... informe le tribunal qu’elle se désiste de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non lieu à statuer sur la requête.


Vu :

- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n°2516838 du 7 octobre 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 3 novembre 2025 à 14 heures.

Le rapport de Mme Moinecourt, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d’audience.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Le désistement partiel de Mme A... C... est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu’il en soit donné acte.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Il est donné acte du désistement de l’ensemble des conclusions de la requête de Mme A... C... à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
L’Etat versera à Mme A... C... une somme de 1 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 4 novembre 2025.

La juge des référés


signé


L. Moinecourt


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.