Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 6 octobre 2025, 20 décembre 2025 et
3 juin 2026, M. B... A... demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures après avoir obtenu la restitution de son permis de conduire, de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
les mentions des infractions des 6 mai 2023 et 26 juin 2024 et de la décision 48 SI du 17 juin 2024 ont été supprimées du relevé d’information intégral de sorte qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions afférentes ;
les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
le code de la route ;
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, vice-présidente, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Le rapport de Mme Rolin a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A... a commis diverses infractions au code de la route ayant entraîné le retrait des points affectés à son permis de conduire. Par une décision en date du 17 juin 2024, le ministre de l’intérieur a notifié à M. A... le dernier retrait de points et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. M. A... dans le dernier état de ses écritures après avoir obtenu la restitution de son permis de conduire se borne à demander au tribunal de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur l’étendue du litige :
2. Il résulte de l’instruction, et notamment du relevé d’information intégral en date du 19 décembre 2025, produit par le ministre de l’intérieur en défense, que les infractions commises les 6 mai 2023 et 26 juin 2024 ont été supprimées du dossier du requérant. A la suite de ces suppressions, le solde de points du permis de conduire est provisoirement redevenu positif et la mention de la décision 48 SI du 17 juin 2024 a également été supprimée. Elle doit, dès lors être regardée comme ayant été retirée. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... sont devenues dans cette mesure sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer. En outre, le requérant dans sa lettre enregistrée au tribunal administratif le
3 juin 2026 a indiqué qu’après avoir obtenu la restitution de son permis de conduire, ces conclusions à fin injonction sont devenues sans objet.
3. Il résulte de ce qui précède que le requérant doit être regardé comme ayant également abandonné le surplus de ses conclusions à fin d’annulation. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.
La magistrate désignée,
signé
E. Rolin
La greffière,
signé
S. Lefebvre
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.