Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2521753
mercredi 26 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2521753 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CLORIS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d’une demande de liquidation d’une astreinte prononcée à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d’une ordonnance l’obligeant à délivrer une attestation de prolongation d’instruction à Mme B.... Le préfet ayant exécuté cette obligation le 31 octobre 2025, soit dans le délai imparti, le tribunal a constaté l’exécution de la décision et a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2517940 du 27 octobre 2025, la juge des référés du tribunal administratif a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B... et de la munir, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance, d’une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur son droit au séjour. Cette injonction a été assortie d’une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l’expiration de ce délai.
Par une lettre enregistrée le 21 novembre 2025, Mme B... a informé le tribunal que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré le 31 octobre 2025 une attestation de prolongation d’instruction.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 27 octobre 2025, la juge des référés a prononcé une astreinte à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine s’il ne justifiait pas avoir, dans le délai de quinze jours suivant la notification de cette ordonnance, exécuté l’ordonnance n° 2517940 du 27 octobre 2025 et jusqu’à la date de cette exécution. Par la même décision, le taux de cette astreinte a été fixé à 100 euros par jour de retard.
2. L’ordonnance de la juge des référés a été notifiée le 27 octobre 2025 au préfet des Hauts-de Seine qui a délivré le 31 octobre 2025 une attestation de prolongation d’instruction à Mme B.... Il doit, par suite, être regardé comme ayant exécuté cette décision. Il n’y a, dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre du préfet des Hauts-de Seine.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 26 novembre 2025.
La juge des référés
Signé
E. Rolin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une ordonnance n° 2517940 du 27 octobre 2025, la juge des référés du tribunal administratif a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B... et de la munir, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance, d’une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur son droit au séjour. Cette injonction a été assortie d’une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l’expiration de ce délai.
Par une lettre enregistrée le 21 novembre 2025, Mme B... a informé le tribunal que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré le 31 octobre 2025 une attestation de prolongation d’instruction.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 27 octobre 2025, la juge des référés a prononcé une astreinte à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine s’il ne justifiait pas avoir, dans le délai de quinze jours suivant la notification de cette ordonnance, exécuté l’ordonnance n° 2517940 du 27 octobre 2025 et jusqu’à la date de cette exécution. Par la même décision, le taux de cette astreinte a été fixé à 100 euros par jour de retard.
2. L’ordonnance de la juge des référés a été notifiée le 27 octobre 2025 au préfet des Hauts-de Seine qui a délivré le 31 octobre 2025 une attestation de prolongation d’instruction à Mme B.... Il doit, par suite, être regardé comme ayant exécuté cette décision. Il n’y a, dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre du préfet des Hauts-de Seine.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 26 novembre 2025.
La juge des référés
Signé
E. Rolin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.