Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2522000
lundi 24 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2522000 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HERVET |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’être convoqué par la sous-préfecture d’Antony pour le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (insécurité juridique, atteinte à sa vie professionnelle et familiale) étant trop peu circonstanciés pour justifier une intervention à brève échéance. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Hervet, demande au tribunal, statuant par application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à la sous-préfecture d’Antony de le convoquer pour le réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai de 3 jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) d’enjoindre à la sous-préfecture d’Antony de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de 3 jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est remplie dès lors qu’il se trouve dans une situation d’insécurité juridique, affectant gravement sa situation professionnelle, financière et familiale ;
- cette situation porte atteinte à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée et familiale ;
- la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d’Argenson, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
2. Pour justifier de l’urgence qu’il y aurait à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour lui permettre de déposer sa demande d’admission au séjour suite au jugement du tribunal administratif du 24 septembre 2024, M. A... fait valoir qu’il se trouve dans une situation d’insécurité juridique, affectant gravement sa situation professionnelle, financière et familiale. Toutefois, ces éléments non circonstanciés, alors en outre que l’intéressé n’allègue pas avoir saisi le tribunal en exécution du jugement enjoignant au réexamen de sa demande de sa situation, ne permettent pas de caractériser l’existence d’une situation d’urgence justifiant l’intervention à brève échéance du juge des référés.
3. Il résulte de ce qui précède la requête de M. A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Cergy, le 24 novembre 2025.
Le juge des référés,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 21 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Hervet, demande au tribunal, statuant par application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à la sous-préfecture d’Antony de le convoquer pour le réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai de 3 jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) d’enjoindre à la sous-préfecture d’Antony de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de 3 jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est remplie dès lors qu’il se trouve dans une situation d’insécurité juridique, affectant gravement sa situation professionnelle, financière et familiale ;
- cette situation porte atteinte à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée et familiale ;
- la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d’Argenson, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
2. Pour justifier de l’urgence qu’il y aurait à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour lui permettre de déposer sa demande d’admission au séjour suite au jugement du tribunal administratif du 24 septembre 2024, M. A... fait valoir qu’il se trouve dans une situation d’insécurité juridique, affectant gravement sa situation professionnelle, financière et familiale. Toutefois, ces éléments non circonstanciés, alors en outre que l’intéressé n’allègue pas avoir saisi le tribunal en exécution du jugement enjoignant au réexamen de sa demande de sa situation, ne permettent pas de caractériser l’existence d’une situation d’urgence justifiant l’intervention à brève échéance du juge des référés.
3. Il résulte de ce qui précède la requête de M. A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Cergy, le 24 novembre 2025.
Le juge des référés,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.