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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2523104

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2523104

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2523104
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGUEYE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement partiel de Mme B... de ses conclusions à fin d'injonction, après que celle-ci a obtenu satisfaction sur sa demande de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. La requérante demandait initialement au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer ce document afin de régulariser sa situation et d'éviter la suspension de son contrat de travail. Le tribunal a condamné l'Etat à verser à Mme B... la somme de 1 000 euros au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, Mme B..., représentée par Me Gueye, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle a formé le 26 août 2025 une demande de renouvellement de son titre de séjour ; que le blocage que lui impose la préfecture, malgré plusieurs relances, l’empêche de faire régulariser son séjour ; que son contrat de travail risque d’être suspendu et qu’elle risque de faire l’objet d’une mesure d’éloignement ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Le préfet des Hauts-de-Seine a produit un mémoire en défense, concluant au rejet de la requête, le 18 décembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Gay-Heuzey, première conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

2. En premier lieu, par un mémoire enregistré le 23 décembre 2025, Mme B... a informé le tribunal qu’elle entendait se désister de ses conclusions, à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement partiel étant pur et simple, il convient d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre la somme de 1 000 euros à la charge de l’Etat au titre des frais liés à l’instance.



O R DO N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme B....

Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 6 janvier 2026.


La juge des référés,


Signé

A. Gay-Heuzey


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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