Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2524930
lundi 9 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2524930 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation de décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ces décisions ayant été rapportées par le ministre de l'intérieur après l'introduction du recours, privant ainsi la demande de son objet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administratif pour prononcer cette extinction de l'instance. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser à M. A... la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour le recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête transmise par le tribunal administratif de Versailles, enregistrée le 31 octobre 2025, et un mémoire enregistré le 23 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Pohin, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision ministérielle portant rejet implicite de son recours gracieux contre les décisions de retrait de points du capital de points affecté à son permis de conduire à la suite du constat des infractions des 8 et 12 mai 2023, ainsi que ces décisions ;
2°) d’enjoindre à l’autorité compétente de lui restituer les points illégalement retirés dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2026, le ministre de l’intérieur conclut au prononcé d’un non-lieu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».
Postérieurement à l’enregistrement de la requête, les décisions contestées par M. A..., qui a récupéré le capital de 12 points affecté à son permis de conduire, ont été rapportées par le ministre de l’intérieur. Dès lors, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête se trouvent privées d’objet.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. A... à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Cergy, le 9 mars 2026.
Le président de la 3ème chambre,
signé
C. CANTIÉ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête transmise par le tribunal administratif de Versailles, enregistrée le 31 octobre 2025, et un mémoire enregistré le 23 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Pohin, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision ministérielle portant rejet implicite de son recours gracieux contre les décisions de retrait de points du capital de points affecté à son permis de conduire à la suite du constat des infractions des 8 et 12 mai 2023, ainsi que ces décisions ;
2°) d’enjoindre à l’autorité compétente de lui restituer les points illégalement retirés dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2026, le ministre de l’intérieur conclut au prononcé d’un non-lieu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».
Postérieurement à l’enregistrement de la requête, les décisions contestées par M. A..., qui a récupéré le capital de 12 points affecté à son permis de conduire, ont été rapportées par le ministre de l’intérieur. Dès lors, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête se trouvent privées d’objet.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. A... à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Cergy, le 9 mars 2026.
Le président de la 3ème chambre,
signé
C. CANTIÉ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.