Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2600537

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2600537
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré le document sollicité. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer, la demande ayant perdu son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction sans délai.

Il soutient que :
- l’urgence est établie dès lors que, faute de document attestant de la régularité de son séjour, son contrat de travail a été suspendu alors qu’il est père de deux enfants mineurs et se retrouve privé de ressources financières pour faire face aux charges du foyer ;
- la mesure demandée est utile.

Le préfet des Hauts-de-Seine a produit des pièces, enregistrées le 21 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Richard, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».

2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à M. B... une attestation de prolongation d’instruction valable du 12 janvier au 11 avril 2026, ainsi qu’une convocation dans les services de la préfecture le 12 février 2026 pour procéder à son relevé d’empreintes. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête qui ont perdu leur objet.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 24 février 2026.

La juge des référés,

signé

A. Richard

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.