Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2600854

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2600854
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOZER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante turque visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction régularisant sa situation jusqu'en avril 2026 rendait sa requête sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 janvier et 6 février 2026, Mme B... A..., représentée par Me Ozer, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de la convoquer dans un délai de quinze jours pour qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle a demandé le renouvellement de son visa valant titre de séjour ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ;
- la mesure sollicitée est utile.

Par des mémoires en défense enregistrés le 6 février 2026, le préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu’une attestation de prolongation d’instruction valable du 26 janvier au 25 avril 2026 a été délivrée à l’intéressée.

Vu les pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

Mme B... A..., ressortissante turque, née le 25 mars 1987, titulaire d’un visa portant la mention « talent famille » valable du 14 octobre 2025 au 4 janvier 2026, a demandé son renouvellement le 24 novembre 2025 sur la plateforme ANEF. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de la convoquer pour qu’elle puisse déposer son dossier et obtenir un récépissé.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision. ».

4. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Val-d’Oise a délivré le 26 janvier 2026 à Mme A... une attestation de prolongation d’instruction la maintenant en situation régulière et l’autorisant à travailler valable jusqu’au 25 avril 2026. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction présentées par la requérante doivent être regardées comme devenues sans objet.

5. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de la requérante présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.














O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction présentées par Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy, le 3 mars 2026.

La juge des référés,

Signé

S. Cuisinier-Heissler

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.