Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2601319
dimanche 25 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2601319 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, compétent car le requérant résidait en Seine-et-Marne à la date de la décision attaquée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2026, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du 18 janvier 2026 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans.
Vu :
l’ordre de libération du préfet des Hauts-de-Seine du 22 janvier 2026 ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative, notamment son article R. 776-16.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, son président, ou le magistrat qu’il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) / Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d’Oise ; / Melun : Seine-et-Marne, Val-de-Marne (…). ».
2. Aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre des personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…) ».
3. La requête enregistrée au tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été introduite par M. D... qui, à l’issue de son placement au local de rétention administrative de Nanterre, a été libéré par une décision du préfet des Hauts-de-Seine du 22 janvier 2026. A la date de la décision attaquée, M. D... résidait chez Mme E... au 5 Square des bouleaux à Lieusaint Moissy (77127), dans le département de la Seine et Marne. Il y a lieu, en conséquence, de transmettre le dossier de la requête introduite par M. A... au tribunal administratif de Melun, compétent pour statuer sur celle-ci en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er :
Le dossier de la requête de M. D... est transmis au tribunal administratif de Montreuil.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Melun, à M. C... D... et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 25 janvier 2026.
La vice-présidente,
signé
C. Oriol
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2026, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du 18 janvier 2026 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans.
Vu :
l’ordre de libération du préfet des Hauts-de-Seine du 22 janvier 2026 ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative, notamment son article R. 776-16.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, son président, ou le magistrat qu’il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) / Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d’Oise ; / Melun : Seine-et-Marne, Val-de-Marne (…). ».
2. Aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre des personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…) ».
3. La requête enregistrée au tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été introduite par M. D... qui, à l’issue de son placement au local de rétention administrative de Nanterre, a été libéré par une décision du préfet des Hauts-de-Seine du 22 janvier 2026. A la date de la décision attaquée, M. D... résidait chez Mme E... au 5 Square des bouleaux à Lieusaint Moissy (77127), dans le département de la Seine et Marne. Il y a lieu, en conséquence, de transmettre le dossier de la requête introduite par M. A... au tribunal administratif de Melun, compétent pour statuer sur celle-ci en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er :
Le dossier de la requête de M. D... est transmis au tribunal administratif de Montreuil.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Melun, à M. C... D... et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 25 janvier 2026.
La vice-présidente,
signé
C. Oriol