Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2601617
lundi 9 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2601617 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BESSE |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) formé par un ressortissant mauricien. Le requérant demandait une injonction pour être convoqué afin de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée initialement en 2023. Suite à la convocation notifiée par la préfecture pendant la procédure, le requérant s'est désisté de sa demande d'injonction. Le tribunal a acté ce désistement et a rejeté sa demande d'allocation de frais de procédure (article L. 761-1 du CJA), estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2026, M. A... C... B..., représenté par Me Besse, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il a vainement déposé sa demande il y a plus de deux ans, ce qui constitue un délai anormalement long le maintenant dans une situation de grande précarité et l’exposant à un risque d’éloignement du territoire français ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le 30 janvier 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal qu’il avait convoqué M. B... en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour le 11 mars 2026 à 9 heures 30.
Par un mémoire, enregistré le 2 février 2026, M. B..., représenté par Me Besse, informe le tribunal qu’il se désiste de ses conclusions, à l’exception de celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. B..., ressortissant mauricien né le 18 mai 1993, a déposé sur le site « démarches simplifiées » de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 26 septembre 2023, une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
En premier lieu, par un mémoire enregistré le 2 février 2026, M. B... se désiste de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.
En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par M. B....
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. B... sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 9 février 2026.
La juge des référés,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2026, M. A... C... B..., représenté par Me Besse, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il a vainement déposé sa demande il y a plus de deux ans, ce qui constitue un délai anormalement long le maintenant dans une situation de grande précarité et l’exposant à un risque d’éloignement du territoire français ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le 30 janvier 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal qu’il avait convoqué M. B... en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour le 11 mars 2026 à 9 heures 30.
Par un mémoire, enregistré le 2 février 2026, M. B..., représenté par Me Besse, informe le tribunal qu’il se désiste de ses conclusions, à l’exception de celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. B..., ressortissant mauricien né le 18 mai 1993, a déposé sur le site « démarches simplifiées » de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 26 septembre 2023, une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
En premier lieu, par un mémoire enregistré le 2 février 2026, M. B... se désiste de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.
En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par M. B....
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. B... sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 9 février 2026.
La juge des référés,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.