Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603795
lundi 9 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2603795 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DIARRA |
Résumé IA
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir une convocation en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et un récépissé autorisant le travail.
Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés).
Solution retenue : Le requérant s'étant désisté de ses conclusions à fin d'injonction, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais irrépétibles).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Diarra, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour et être muni sans délai du récépissé correspondant l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que l’absence de titre de séjour, qui le place en situation irrégulière sur le territoire français, fragilise son insertion professionnelle et lui cause un grave préjudice ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le 26 février 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal qu’il avait adressé à M. A... un rendez-vous en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour le 12 mars 2026 à 11 heures 50.
Par un mémoire, enregistré le 27 février 2026, M. A..., représenté par Me Diarra, doit être regardé comme informant le tribunal qu’il se désiste de ses conclusions, à l’exception de celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant éthiopien né le 24 février 1996, a déposé sur le site « démarche numérique » de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 22 novembre 2025, une demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », arrivé à expiration le 5 février 2026. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour et être muni sans délai du récépissé correspondant l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
En premier lieu, par un mémoire enregistré le 27 février 2026, M. A... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.
En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. A... sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 9 mars 2026.
La juge des référés,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 20 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Diarra, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour et être muni sans délai du récépissé correspondant l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que l’absence de titre de séjour, qui le place en situation irrégulière sur le territoire français, fragilise son insertion professionnelle et lui cause un grave préjudice ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le 26 février 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal qu’il avait adressé à M. A... un rendez-vous en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour le 12 mars 2026 à 11 heures 50.
Par un mémoire, enregistré le 27 février 2026, M. A..., représenté par Me Diarra, doit être regardé comme informant le tribunal qu’il se désiste de ses conclusions, à l’exception de celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant éthiopien né le 24 février 1996, a déposé sur le site « démarche numérique » de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 22 novembre 2025, une demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », arrivé à expiration le 5 février 2026. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour et être muni sans délai du récépissé correspondant l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
En premier lieu, par un mémoire enregistré le 27 février 2026, M. A... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.
En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. A... sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 9 mars 2026.
La juge des référés,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.