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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2603815

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603815

samedi 21 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2603815
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas démontré de situation critique justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La décision a été prise par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions de l'article L. 521-2.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 février 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou tout document équivalent l’autorisant à travailler dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ou, à défaut, d’ordonner toute mesure appropriée.

Elle soutient que la condition d’urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l’inertie administrative sur sa situation personnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

Mme A..., ressortissante russe, faisant valoir qu’elle se trouve sans aucun document de séjour valide, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou tout document équivalent l’autorisant à travailler dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ou, à défaut, d’ordonner toute mesure appropriée.

Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L'article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».

Si Mme A... invoque l’état de santé préoccupant de sa mère résidant en Russie, elle n’établit pas qu’elle serait le seul soutien dont celle-ci pourrait bénéficier, ni que sa présence auprès de l’intéressée serait indispensable à très bref délai. De plus, la requérante ne démontre pas qu’elle ne pourrait faire face à très court terme, avec son conjoint, aux charges actuelles de son foyer du fait de l’inertie administrative dont elle se plaint. Elle n’atteste d’aucune circonstance particulière et n’établit donc pas qu’elle se trouverait dans une situation d’urgence caractérisée, justifiant qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de l’administration dans un délai de quarante-huit heures.

Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner si les autres conditions prévues par l’article L. 521-2 du même code sont réunies.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Cergy, le 21 février 2026.

Le juge des référés,

Signé

C. Cantié

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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