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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2604017

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2604017

mercredi 25 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2604017
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant une injonction contre le préfet pour obtenir un document justifiant de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en se bornant à invoquer la suspension de son contrat de travail sans démontrer une situation critique immédiate. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des autres conditions de l'article L. 521-2.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou, à défaut, un document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour en France dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.

Il soutient que la condition d’urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l’inertie administrative sur sa situation personnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant marocain, faisant valoir qu’il se trouve sans aucun document de séjour valide alors qu’il a sollicité le 22 août 2025 le renouvellement de son titre de séjour, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou, à défaut, un document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour en France dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.

Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L'article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».

En se bornant à invoquer la suspension, par son employeur, de l’exécution de son contrat de travail, sans établir qu’il ne pourrait faire face à très court terme à ses charges actuelles du fait de l’inertie administrative dont il se plaint, ni démontrer sa particulière vulnérabilité, M. B..., qui n’atteste d’aucune circonstance particulière, n’établit pas qu’il se trouverait dans une situation d’urgence caractérisée, justifiant qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de l’administration dans un délai de quarante-huit heures.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner si les autres conditions prévues par l’article L. 521-2 du même code sont réunies.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Cergy, le 25 février 2026.

Le juge des référés,

Signé

C. Cantié

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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