Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2604064
mercredi 25 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2604064 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré le caractère d'urgence requis, en se bornant à invoquer l'impossibilité de travailler sans établir de vulnérabilité particulière. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge ayant rejeté la requête sans examiner les autres conditions du référé-liberté.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2026, M. B... A... et M. C... D... demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer sans délai à M. D... un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Ils soutiennent que la condition d’urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l’inertie administrative sur sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A... et M. D... demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer sans délai à M. D... un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L'article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».
En se bornant à invoquer l’impossibilité de travailler à laquelle est confronté M. D... du fait de l’inertie administrative dont les requérants se plaignent, sans démontrer leur particulière vulnérabilité, ceux-ci, n’attestant d’aucune circonstance particulière, n’établissent pas qu’ils se trouveraient dans une situation d’urgence caractérisée, justifiant qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de l’administration dans un délai de quarante-huit heures.
Il résulte de ce qui précède que la présente requête doit être rejetée par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner si les autres conditions prévues par l’article L. 521-2 du même code sont réunies.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... et M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et M. C... D....
Fait à Cergy, le 25 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
C. Cantié
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 24 février 2026, M. B... A... et M. C... D... demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer sans délai à M. D... un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Ils soutiennent que la condition d’urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l’inertie administrative sur sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A... et M. D... demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer sans délai à M. D... un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L'article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».
En se bornant à invoquer l’impossibilité de travailler à laquelle est confronté M. D... du fait de l’inertie administrative dont les requérants se plaignent, sans démontrer leur particulière vulnérabilité, ceux-ci, n’attestant d’aucune circonstance particulière, n’établissent pas qu’ils se trouveraient dans une situation d’urgence caractérisée, justifiant qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de l’administration dans un délai de quarante-huit heures.
Il résulte de ce qui précède que la présente requête doit être rejetée par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner si les autres conditions prévues par l’article L. 521-2 du même code sont réunies.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... et M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et M. C... D....
Fait à Cergy, le 25 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
C. Cantié
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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