Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2604524
mardi 3 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2604524 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette comme irrecevable une requête contestant le rejet de professions de foi électorales par des commissions de propagande. Le juge estime que cette critique n'est pas détachable du contentieux des opérations électorales et doit être soulevée après le scrutin devant le juge de l'élection. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les principes du code électoral, tout en indiquant que les candidats pourraient éventuellement saisir le juge des référés en cas d'illégalité grave affectant la sincérité du vote.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 mars 2026, M. A... D..., en qualité de délégué départemental de Reconquête ! dans les Hauts-de-Seine, conteste les décisions verbales du 2 mars 2026 par lesquelles les commissions de propagande ont rejeté les professions de foi des listes « À la Reconquête de Neuilly » conduite par Mme F... B... et « À la Reconquête de Rueil » conduite par M. E... C... et demande qu’elles soient adressées aux électeurs.
M. D... soutient que les commissions de propagande ont estimé, à tort, que les professions de foi juxtaposaient les trois couleurs bleu, blanc et rouge et étaient donc de nature à entretenir la confusion avec l'emblème national.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code électoral ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. En principe, la critique des documents de propagande ou de vote n’est pas détachable du contentieux des opérations électorales. Une contestation à leur sujet ne peut donc être formulée qu’après le scrutin, devant le juge de l’élection. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. D... comme irrecevable. Toutefois, la présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que les candidats, s’ils s’y croient fondés, saisissent le juge des référés du Tribunal et lui demandent de faire usage des pouvoirs qu’il tient de l’article L. 521-2 du code de justice administrative dans le cas où, en raison de circonstances particulières, apparaîtrait une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... D..., à Mme F... B... et à M. E... C.... Copie en sera adressée pour information au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait, à Cergy-Pontoise, le 3 mars 2026.
signé
K. Kelfani
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 3 mars 2026, M. A... D..., en qualité de délégué départemental de Reconquête ! dans les Hauts-de-Seine, conteste les décisions verbales du 2 mars 2026 par lesquelles les commissions de propagande ont rejeté les professions de foi des listes « À la Reconquête de Neuilly » conduite par Mme F... B... et « À la Reconquête de Rueil » conduite par M. E... C... et demande qu’elles soient adressées aux électeurs.
M. D... soutient que les commissions de propagande ont estimé, à tort, que les professions de foi juxtaposaient les trois couleurs bleu, blanc et rouge et étaient donc de nature à entretenir la confusion avec l'emblème national.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code électoral ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. En principe, la critique des documents de propagande ou de vote n’est pas détachable du contentieux des opérations électorales. Une contestation à leur sujet ne peut donc être formulée qu’après le scrutin, devant le juge de l’élection. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. D... comme irrecevable. Toutefois, la présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que les candidats, s’ils s’y croient fondés, saisissent le juge des référés du Tribunal et lui demandent de faire usage des pouvoirs qu’il tient de l’article L. 521-2 du code de justice administrative dans le cas où, en raison de circonstances particulières, apparaîtrait une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... D..., à Mme F... B... et à M. E... C.... Copie en sera adressée pour information au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait, à Cergy-Pontoise, le 3 mars 2026.
signé
K. Kelfani
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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