Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2604769
mardi 17 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2604769 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La juridiction constate que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré une attestation de prolongation d'instruction au demandeur. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, elle estime qu'il n'y a donc plus lieu de statuer, la demande ayant perdu son objet.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 mars 2026, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Il soutient que :
- l’urgence est caractérisée dès lors que l’absence de délivrance d’un récépissé l’empêche de régulariser sa nomination en qualité de président de la société Velocita Energies ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d’utilité.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit une pièce complémentaire enregistrée le 12 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Hérault, conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant chinois, né le 20 août 1984, a sollicité, le 31 juillet 2025, le renouvellement de son titre de séjour sur le site « démarches simplifiées » de la préfecture des Hauts-de-Seine. Il a alors été mis en possession d’une attestation de dépôt ne valant pas document provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour valant autorisation de travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. Il résulte de l’instruction que, le 12 mars 2026, postérieurement à l’introduction de la requête de M. B..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 11 juin 2026. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de la requête, qui ont perdu leur objet.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... à fin d’injonction.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 17 mars 2026.
La juge des référés
signé
E. HERAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 5 mars 2026, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Il soutient que :
- l’urgence est caractérisée dès lors que l’absence de délivrance d’un récépissé l’empêche de régulariser sa nomination en qualité de président de la société Velocita Energies ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d’utilité.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit une pièce complémentaire enregistrée le 12 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Hérault, conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant chinois, né le 20 août 1984, a sollicité, le 31 juillet 2025, le renouvellement de son titre de séjour sur le site « démarches simplifiées » de la préfecture des Hauts-de-Seine. Il a alors été mis en possession d’une attestation de dépôt ne valant pas document provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour valant autorisation de travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. Il résulte de l’instruction que, le 12 mars 2026, postérieurement à l’introduction de la requête de M. B..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 11 juin 2026. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de la requête, qui ont perdu leur objet.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... à fin d’injonction.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 17 mars 2026.
La juge des référés
signé
E. HERAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.