Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2605606

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2605606
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin. Le tribunal constate que le recours, enregistré le 13 mars 2026 contre une décision notifiée le 3 mars, est manifestement irrecevable car introduit après l'expiration du délai légal de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mars 2026, M. A... B..., demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 3 mars 2026 par lequel le préfet du Val d’Oise a décidé son transfert aux autorités italiennes, responsables de l’examen de sa demande d’asile.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ».

2. Aux termes de l’article L. 572-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « (…) l’étranger dont l’examen de la demande d’asile relève de la responsabilité d’un autre État peut faire l’objet d’un transfert vers l’État responsable de cet examen (…). ». L’article
L. 572-5 du même code dispose : « Sans préjudice de l'article L. 352-4, la décision de transfert mentionnée à l'article L. 572-1 peut être contestée devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ou, lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, selon la procédure prévue à l'article L. 921-2.». Aux termes de l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu’une disposition du présent code prévoit qu’une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l’article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l’introduction du recours. ».

3. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du 3 mars 2026, notifié le jour-même, par lequel le préfet du Val d’Oise a décidé le transfert de M. A... B... aux autorités italiennes, comportait la mention des voies et délais de recours. Par suite, la requête de M. A... B..., qui n’a été enregistrée au greffe du tribunal que le 13 mars 2026, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de sept jours, est entachée d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être couverte en cours d’instance. La requête doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4 de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M.A... B....

Fait à Cergy, le 17 mars 2026.

Le Président,

Signé

F. Beaufa s

La République mande et ordonne au préfet du Val d’Oise
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.