Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2612915
mercredi 1 juillet 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2612915 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MIRZEIN RUDY |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juin 2026, Mme B... A..., représentée par Me Mirzein, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer à un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé dans un délai de trente jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle s’est vue imposer un délai d’attente déraisonnable, qu’elle justifie de treize années de présence sur le territoire français, qu’elle est placée en situation de forte précarité administrative et sociale ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu’il n'existe aucune autre voie de recours pour obtenir la mesure sollicitée ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
Par une pièce complémentaire, enregistrée le 24 juin 2026, le préfet des Hauts-de-Seine doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il produit une confirmation du rendez-vous, prévu le 9 septembre 2026, pour le dépôt de la demande d’admission exceptionnelle au séjour portant la mention « vie privée et familiale » de la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante mauricienne née le 25 décembre 1998, déclare être entrée sur le territoire français le 8 octobre 2013. Elle a déposé le 8 octobre 2023 une demande d’admission exceptionnelle au séjour sur la plateforme « démarche.numérique.gouv.fr ». Par la présente requête, Mme A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai de trente jours, de la convoquer à un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. D’une part, il résulte de l’instruction que, par un courrier du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juin 2026, postérieurement à l’introduction de la présente requête, Mme A... a été convoquée à un rendez-vous en préfecture fixé le 9 septembre 2026 afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions de Mme A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. D’autre part, les conclusions de Mme A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé sont dépourvues d’utilité dès lors qu’il pourra lui être délivré postérieurement à l’enregistrement de sa demande, sous réserve de la complétude de son dossier, lors de son rendez-vous fixé le 9 septembre 2026. Par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner si cette demande d’injonction remplit les autres conditions fixées à l’article L. 521-3 du code de justice administrative, les conclusions de la requête à fin d’injonction de délivrance de récépissé doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
5. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que Mme A... demande au titre des frais liés à l’instance.
O R D O N N E :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme A... sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er juillet 2026
La juge des référés,
signé
E. Rolin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 7 juin 2026, Mme B... A..., représentée par Me Mirzein, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer à un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé dans un délai de trente jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle s’est vue imposer un délai d’attente déraisonnable, qu’elle justifie de treize années de présence sur le territoire français, qu’elle est placée en situation de forte précarité administrative et sociale ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu’il n'existe aucune autre voie de recours pour obtenir la mesure sollicitée ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
Par une pièce complémentaire, enregistrée le 24 juin 2026, le préfet des Hauts-de-Seine doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il produit une confirmation du rendez-vous, prévu le 9 septembre 2026, pour le dépôt de la demande d’admission exceptionnelle au séjour portant la mention « vie privée et familiale » de la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante mauricienne née le 25 décembre 1998, déclare être entrée sur le territoire français le 8 octobre 2013. Elle a déposé le 8 octobre 2023 une demande d’admission exceptionnelle au séjour sur la plateforme « démarche.numérique.gouv.fr ». Par la présente requête, Mme A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai de trente jours, de la convoquer à un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. D’une part, il résulte de l’instruction que, par un courrier du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juin 2026, postérieurement à l’introduction de la présente requête, Mme A... a été convoquée à un rendez-vous en préfecture fixé le 9 septembre 2026 afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions de Mme A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. D’autre part, les conclusions de Mme A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé sont dépourvues d’utilité dès lors qu’il pourra lui être délivré postérieurement à l’enregistrement de sa demande, sous réserve de la complétude de son dossier, lors de son rendez-vous fixé le 9 septembre 2026. Par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner si cette demande d’injonction remplit les autres conditions fixées à l’article L. 521-3 du code de justice administrative, les conclusions de la requête à fin d’injonction de délivrance de récépissé doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
5. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que Mme A... demande au titre des frais liés à l’instance.
O R D O N N E :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme A... sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er juillet 2026
La juge des référés,
signé
E. Rolin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.