Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2614060
mercredi 1 juillet 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2614060 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MEGHERBI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2026, M. A... B..., représenté par Me Megherbi, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°)
d’enjoindre à la préfecture des Hauts-de-Seine, à titre principal, de répondre à sa demande de titre de séjour de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction, à compter de la décision, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°)
de condamner l’Etat à lui verser la somme de 1 800 euros par application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-
la condition d’urgence est satisfaite, dès lors que son attestation de prolongation d’instruction expire le 24 juin 2026 et qu’il perdrait son droit au maintien sur le territoire français, alors qu’il y vit depuis plusieurs années et est marié à une ressortissante française depuis 2021 ; par ailleurs, sans délivrance d’un titre définitif, il perdrait son inscription à « France Travail » ainsi que son accompagnement vers l’emploi ; en outre, il a accompli toutes les démarches exigées par l’administration et, compte tenu de sa situation maritale avec une ressortissante française, la délivrance d’un titre de séjour lui est due de plein droit ; enfin, l’absence prolongée de réponse définitive de l’administration, imputable au dysfonctionnement de la procédure dématérialisée, caractérise l’urgence ;
-
la mesure sollicitée est utile, dès lors qu’il est sans réponse de l’administration depuis plus de deux ans et qu’elle vise à mettre fin au blocage administratif dont il est victime, sans préjuger de la décision qui sera ultérieurement prise sur le fond de sa demande ;
-
la mesure sollicitée ne porte pas atteinte aux décisions administratives, dès lors qu’elle vise uniquement à permettre une réponse définitive de son statut ou, du moins, une prolongation de son statut actuel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Chabauty, premier conseiller, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A... B..., ressortissant algérien né le 11 août 1987, s’est vu délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » valable du 23 mars 2023 au 22 mars 2024, dont il a demandé le renouvellement le 13 mars 2024 auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine au moyen du téléservice « ANEF ». Dans ce cadre, il s’est notamment vu délivrer une attestation de prolongation d’instruction valable du 25 mars 2026 au 24 juin 2026. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de répondre à sa demande de titre de séjour de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
Saisi sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
Sur les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal :
M. B... demande à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de statuer sur sa demande de titre de séjour de dix ans. Si l’intéressé justifie avoir déposé une demande tendant au renouvellement du certificat de résidence algérien d’un an dont il était titulaire, il ne produit toutefois aucun document justifiant qu’il aurait sollicité, ainsi qu’il l’allègue, un certificat de résidence algérien de dix ans. Dans ces conditions, le requérant n’établit pas que la mesure qu’il sollicite, à titre principal, présenterait un caractère d’utilité ou d’urgence. Par suite, ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les conclusions à fin d’injonction présentées à titre subsidiaire :
D’une part, aux termes de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. / Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande. (…) ».
D’autre part, aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l’autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l’article R. 432-1 naît au terme d’un délai de quatre mois. (…) ».
D’une part, ainsi qu’il a été dit au point 1 de la présente ordonnance, M. B... a demandé le renouvellement de son titre de séjour le 13 mars 2024 au moyen du téléservice mentionné à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. D’autre part, il résulte de l’instruction que le dossier déposé par l’intéressé était complet, dès lors qu’il s’est vu délivrer plusieurs attestations de prolongation d’instruction de sa demande, en application des dispositions précitées du deuxième alinéa de l’article R. 431-15-1 du même code. Dans ces conditions, en l’absence de réponse à la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de cette demande doit être regardée comme née le 13 juillet 2024, en application des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la demande du requérant tendant à que lui soit délivrée une nouvelle attestation de prolongation d’instruction fait obstacle à l’exécution de la décision de rejet, née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Enfin, la mesure sollicitée ne saurait être regardée comme permettant, par elle-même, de prévenir un péril grave. Par suite, et eu égard à ce qui est énoncé au point 3, les conclusions de M. B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction doivent être rejetées comme irrecevables.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée, pour information, au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
signé
C. Chabauty
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 24 juin 2026, M. A... B..., représenté par Me Megherbi, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°)
d’enjoindre à la préfecture des Hauts-de-Seine, à titre principal, de répondre à sa demande de titre de séjour de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction, à compter de la décision, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°)
de condamner l’Etat à lui verser la somme de 1 800 euros par application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-
la condition d’urgence est satisfaite, dès lors que son attestation de prolongation d’instruction expire le 24 juin 2026 et qu’il perdrait son droit au maintien sur le territoire français, alors qu’il y vit depuis plusieurs années et est marié à une ressortissante française depuis 2021 ; par ailleurs, sans délivrance d’un titre définitif, il perdrait son inscription à « France Travail » ainsi que son accompagnement vers l’emploi ; en outre, il a accompli toutes les démarches exigées par l’administration et, compte tenu de sa situation maritale avec une ressortissante française, la délivrance d’un titre de séjour lui est due de plein droit ; enfin, l’absence prolongée de réponse définitive de l’administration, imputable au dysfonctionnement de la procédure dématérialisée, caractérise l’urgence ;
-
la mesure sollicitée est utile, dès lors qu’il est sans réponse de l’administration depuis plus de deux ans et qu’elle vise à mettre fin au blocage administratif dont il est victime, sans préjuger de la décision qui sera ultérieurement prise sur le fond de sa demande ;
-
la mesure sollicitée ne porte pas atteinte aux décisions administratives, dès lors qu’elle vise uniquement à permettre une réponse définitive de son statut ou, du moins, une prolongation de son statut actuel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Chabauty, premier conseiller, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
M. A... B..., ressortissant algérien né le 11 août 1987, s’est vu délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » valable du 23 mars 2023 au 22 mars 2024, dont il a demandé le renouvellement le 13 mars 2024 auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine au moyen du téléservice « ANEF ». Dans ce cadre, il s’est notamment vu délivrer une attestation de prolongation d’instruction valable du 25 mars 2026 au 24 juin 2026. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de répondre à sa demande de titre de séjour de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
Saisi sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
Sur les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal :
M. B... demande à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de statuer sur sa demande de titre de séjour de dix ans. Si l’intéressé justifie avoir déposé une demande tendant au renouvellement du certificat de résidence algérien d’un an dont il était titulaire, il ne produit toutefois aucun document justifiant qu’il aurait sollicité, ainsi qu’il l’allègue, un certificat de résidence algérien de dix ans. Dans ces conditions, le requérant n’établit pas que la mesure qu’il sollicite, à titre principal, présenterait un caractère d’utilité ou d’urgence. Par suite, ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les conclusions à fin d’injonction présentées à titre subsidiaire :
D’une part, aux termes de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. / Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande. (…) ».
D’autre part, aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l’autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l’article R. 432-1 naît au terme d’un délai de quatre mois. (…) ».
D’une part, ainsi qu’il a été dit au point 1 de la présente ordonnance, M. B... a demandé le renouvellement de son titre de séjour le 13 mars 2024 au moyen du téléservice mentionné à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. D’autre part, il résulte de l’instruction que le dossier déposé par l’intéressé était complet, dès lors qu’il s’est vu délivrer plusieurs attestations de prolongation d’instruction de sa demande, en application des dispositions précitées du deuxième alinéa de l’article R. 431-15-1 du même code. Dans ces conditions, en l’absence de réponse à la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de cette demande doit être regardée comme née le 13 juillet 2024, en application des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la demande du requérant tendant à que lui soit délivrée une nouvelle attestation de prolongation d’instruction fait obstacle à l’exécution de la décision de rejet, née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Enfin, la mesure sollicitée ne saurait être regardée comme permettant, par elle-même, de prévenir un péril grave. Par suite, et eu égard à ce qui est énoncé au point 3, les conclusions de M. B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction doivent être rejetées comme irrecevables.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée, pour information, au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
signé
C. Chabauty
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.