1 114 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 114
Décisions totales
383 581
Ordonnances
290 687
Avec résumé IA
Avocat : LABOURET
Avocat : AARPI HUG & ABOUKHATER
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 21 février 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est motivée par la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'intéressé participant activement à la prise en charge quotidienne de l'enfant français de son épouse, atteint d'un diabète sévère. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour "vie privée et familiale" et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B, ressortissants malgaches, contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour en qualité de visiteurs. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée, fondée sur les mêmes motifs que les décisions consulaires, était légale. Il a notamment écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions consulaires comme inopérant, la décision de la commission s'y étant substituée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il retient que la décision est fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de M. A ayant été définitivement rejetée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. La requérante, qui invoquait la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'est désistée après que le préfet a fait droit à sa demande. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, était devenue sans objet. En effet, le préfet de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a toutefois mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par le maire de Dourbies. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête le 24 juillet 2024. Par ordonnance du 8 août 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LABOURIER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte, par ordonnance du 8 août 2024, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision du maire de Dourbies du 15 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. La solution retenue est un désistement d'instance, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Le juge a rappelé que la condition d’urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour, et a examiné l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge s’est fondé sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l'Aisne de renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a émis une décision favorable, et M. B s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de clôturer sa demande de renouvellement de carte de séjour "étudiant" pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette décision de refus d'enregistrement était dépourvue de portée décisoire, car l'intéressée n'avait pas prouvé le caractère complet de son dossier. En conséquence, les conclusions dirigées contre cet acte ont été considérées comme manifestement irrecevables, sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire de régulariser la procédure.
Avocat : ABOUBACAR