261 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
261
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 655
Avec résumé IA
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D. Celle-ci demandait, pour elle et son enfant malade, un hébergement d'urgence après leur expulsion d'un logement d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme D ayant refusé une aide au retour dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme E tendant à obtenir un hébergement d'urgence pour elle-même et sa fille. La requérante, ressortissante géorgienne en situation irrégulière, avait été expulsée d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile après le rejet définitif de sa demande d'asile. Le juge a considéré que la situation de détresse invoquée résultait exclusivement du refus de la famille de quitter le territoire et d'accepter l'aide au retour proposée, ce qui faisait obstacle à ce que l'atteinte au droit à l'hébergement d'urgence soit regardée comme grave et manifestement illégale. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant géorgien, qui sollicitait un hébergement d'urgence pour lui et sa famille. Le juge estime que le requérant, expulsé d'un logement d'urgence qu'il occupait indûment après le rejet de ses demandes d'asile et de titre de séjour, est à l'origine de sa propre situation de précarité en refusant l'aide au retour proposée. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne sont pas caractérisées. La requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mère isolée sénégalaise de quatre enfants, dont deux mineurs, se trouvant sans hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la situation de vulnérabilité de la famille, notamment en raison de problèmes de santé, était avérée et que l'absence de prise en charge par le préfet des Alpes-Maritimes constituait une carence caractérisée. En application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, il a été ordonné au préfet de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille sous 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La requérante a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice concerne la liquidation d'une astreinte provisoire prononcée le 8 juillet 2024, enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de prendre en charge une famille malienne dans le cadre de l'hébergement d'urgence. La juridiction constate que le seul logement proposé, un studio de 5m² insalubre et dangereux, ne constitue pas une exécution satisfaisante de l'injonction, et qu'aucune autre solution n'a été offerte depuis. En application des articles L. 521-2 et L. 911-7 du code de justice administrative, le juge liquide l'astreinte à hauteur de 1 100 euros, mais refuse de majorer son montant pour l'avenir.