379 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
379
Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 313
Avec résumé IA
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension par M. B, demandeur d'asile nigérian, contestant le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, notamment l'allocation pour demandeur d'asile. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondées sur des motifs erronés (demande de réexamen et dépôt tardif). L'OFII a soulevé l'irrecevabilité de la requête en raison de l'absence d'utilité du référé, le juge de l'excès de pouvoir devant statuer sous quinze jours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de M. A, ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec une compatriote titulaire d'une carte de résident et de leurs deux enfants. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.