358 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
358
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 771
Avec résumé IA
Avocat : AMRANE
Avocat : AMROUCHE
Avocat : AMRAM FRANCK
Avocat : LAMAMRA
Avocat : LAMRANI
Avocat : HAMRI
Avocat : AMRAM
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes pour l’édification d’un relais de radiotéléphonie. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 34-9-1 du code des postes et communications électroniques, de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme et du principe de précaution. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale opposé à une ressortissante afghane et ses six enfants. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants s'étant placés eux-mêmes dans cette situation en raison du délai de plus de treize ans écoulé avant de solliciter la réunification, sans justification de circonstances particulières. La requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour la construction d'une antenne de téléphonie mobile. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'un titre de propriété ou d'un acte établissant l'occupation régulière du bien, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Avocat : LAVISSE BOUAMRIRENE GAFTONIUC
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Braye s’était opposé à leur déclaration préalable pour l’implantation d’un pylône de radiotéléphonie. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par un acte du 8 décembre 2022 et ne s’est plus opposé au projet. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérantes au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour "retour en France" à une ressortissante égyptienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que son absence prolongée compromettait de manière grave et immédiate l'instruction de sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de la préfète de l'Ardèche, qui contestait un permis de construire tacite délivré par la commune de Ruoms. La préfète invoquait une incompatibilité du projet avec l'orientation d’aménagement et de programmation (OAP) du plan local d’urbanisme, notamment l’absence d’une voie urbaine et la compromission des objectifs de logements et commerces. Le juge a estimé que ces moyens n’étaient pas, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision est fondée sur les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAMROUN