134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
134
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 972
Avec résumé IA
Avocat : ANGOT
Avocat : SELARL MANGOT-PAINEAU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 15 novembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le motif retenu par l'OFII, à savoir la dissimulation d'une protection internationale obtenue en Italie, n'était pas établi faute de preuve suffisante, la décision italienne n'étant pas produite et le document fourni étant non traduit. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de fait, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante malienne. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte d'emploi et la précarité de la requérante, mère d'un enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait, en raison de l'expiration de son récépissé de demande de titre de séjour, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre ou un nouveau récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que sa situation relevait davantage d'un référé suspension (article L. 521-1). La requête a donc été rejetée par ordonnance, après admission provisoire à l'aide juridictionnelle.