2 023 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 023
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Avocat : SADASSIVAM
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant avait été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Faute de confirmation, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier de La Rochelle de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points majorés, assorti de demandes indemnitaires et d’injonction. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme A n’ayant pas répondu à cette demande, le tribunal a constaté son désistement d’instance par ordonnance du 26 août 2024, en application de l’article R. 222-1 du même code. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Avocat : CASSIUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constitue ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, et que le requérant, en situation irrégulière, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La simple possession d'une promesse d'embauche n'a pas été jugée suffisante pour caractériser l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil à un couple de demandeurs d'asile nigérians et leurs trois enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants, bien que vulnérables et sans ressources, n'ont pas justifié d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1, compte tenu de leur entrée en France en 2022 et de l'absence d'élément nouveau depuis le refus initial. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B E dirigées contre l'arrêté du 4 octobre 2023 du préfet de la Seine-Maritime lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour, ainsi que contre l'arrêté du 6 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 435-1, L. 612-7, L. 612-10, L. 721-4 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. B E contestant un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, d’une interdiction de retour et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur des actes, un défaut de motivation, une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 435-1, L. 612-7 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales. Aucune injonction ni frais de justice n’ont été accordés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A, ressortissant haïtien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas examiné la situation personnelle du requérant, notamment son motif légitime de présenter tardivement sa demande d'asile en raison de son séjour régulier sous couvert d'un visa étudiant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sierra-léonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une requête en excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait une injonction au préfet de l’Isère pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait un blocage sur le site de l’ANEF l’empêchant de corriger une erreur dans son dossier. Le juge a estimé que la mesure demandée n’était ni utile ni urgente, dès lors que Mme B avait déjà déposé avec succès une demande de renouvellement le 18 juillet 2024. La requête a été rejetée comme manifestement dénuée de fondement, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du CHU de Toulouse refusant de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI). La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. B A, un ressortissant étranger, contre deux arrêtés préfectoraux : le premier du 10 juillet 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire, et le second du 29 juillet 2024 prononçant une obligation de quitter le territoire sans délai, une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, proportionnées et fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans porter une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A, ressortissante ivoirienne, visant à suspendre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. La décision finale sur la suspension n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 425-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de convoquer Mme C, ressortissante algérienne, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a constaté une situation d'urgence et d'utilité, Mme C étant en situation irrégulière en raison d'un dysfonctionnement du téléservice ANEF l'empêchant de renouveler sa demande. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la préfète du Bas-Rhin refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la demande de titre était irrecevable car incomplète, faute pour le requérant d'avoir fourni une copie intégrale de son acte de naissance traduit, pièce obligatoire selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Avocat : KOUASSI
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'arrêté du 22 juin 2023 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête, enregistrée le 7 décembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification de l'arrêté, présentée le 27 juin 2023 et non réclamée, mentionnait les voies et délais de recours, rendant le délai opposable. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.