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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401250

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a annulé la décision du 18 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait retiré la carte professionnelle de M. B, agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait, qui constitue une mesure prise en considération de la personne, était intervenue sans que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration ait été respectée, en l’absence d’urgence ou de circonstances exceptionnelles établies. En conséquence, le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer une nouvelle carte professionnelle à M. B et a mis à sa charge le versement d’une somme au titre des frais de justice.

Avocat : CAVELIER

26 février 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401952

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet du Calvados d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement opposé la tardiveté de la demande, déposée après le délai de trois mois prévu par les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'établir l'existence de circonstances nouvelles, notamment médicales, survenues après l'expiration de ce délai. La solution retenue confirme que l'administration peut rejeter une demande tardive en l'absence d'élément nouveau justifiant un réexamen.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CAVELIER

26 février 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402470

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet du Calvados obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la stabilité et de l'intensité de ses liens familiaux en France (mariage avec une Française depuis 2018, vie commune continue). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.

Avocat : CAVELIER

26 février 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200131

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'office public d'habitat (OPH) Valence Romans Habitat d'une demande de condamnation solidaire des constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant des volets en bois rendant l'ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité à agir et a jugé que l'action n'était pas forclose, les désordres relevant de la garantie décennale. Il a retenu la responsabilité solidaire de l'architecte et des maîtres d'œuvre pour défaut de conception et de suivi, tout en écartant toute immixtion fautive ou défaut d'entretien imputable au maître d'ouvrage. La solution retenue est la condamnation solidaire de M. B, de la société Baumschlager Eberle et de la société Bureau Michel Forgue à verser à l'OPH la somme de 770 988 euros avec intérêts et capitalisation, sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SELARL CABINET LAURENT FAVET

25 février 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500872

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse. En cours d'instance, le préfet d'Ille-et-Vilaine a pris une décision favorable le 18 février 2025, retirant implicitement la décision contestée. Le juge des référés a constaté que la demande de suspension était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et injonctives. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CAZANAVE

25 février 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2107786

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, fonctionnaire d'Orange, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident de trajet du 11 octobre 2016 au-delà du 29 novembre 2019. Le tribunal a rappelé que le droit à la prise en charge des arrêts de travail postérieurs à la consolidation de l'état de santé est subordonné à l'existence d'un lien direct avec l'accident, et que la consolidation ne signifie pas la guérison. Se fondant sur l'avis de la commission de réforme et l'expertise médicale, le tribunal a jugé que la société Orange n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les troubles de M. A n'étaient plus imputables au service après cette date. La requête a été rejetée, y compris la demande d'expertise et les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : AVERSANO

25 février 2025• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318740

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne la contestation par M. A, ressortissant algérien, d'un refus d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français de 24 mois prise par le préfet de police en 2022. Le tribunal rejette la requête pour irrecevabilité : d'une part, le recours contre l'interdiction initiale est tardif car introduit plus de 48 heures après sa notification ; d'autre part, la demande d'annulation du refus d'abrogation est irrecevable car le requérant ne justifie pas résider hors de France, condition exigée par l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GARAVEL

20 février 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301252

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, agent de service hospitalier, qui contestait les décisions du centre hospitalier Ouest Réunion (CHOR) fixant la consolidation de sa maladie professionnelle au 21 février 2023 et la plaçant en congé maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a jugé que la décision de prolonger le congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu’à la date de consolidation, puis de placer l’agent en congé maladie ordinaire, ne méconnaissait pas le principe de non-rétroactivité, cette mesure étant nécessaire pour régulariser la situation. Il a également estimé que la fixation de la date de consolidation n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L.822-1, L.822-2, L.822-3 et L.822-18 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n°88-386 du 19 avril 1988.

Avocat : PARAVEMAN

20 février 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400601

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, ouvrier principal au CHU de La Réunion, qui contestait le tableau d'avancement au grade d'ouvrier principal de première classe pour 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation, ni discrimination syndicale, ni détournement de pouvoir en ne promouvant pas le requérant, l'avancement au choix relevant d'une appréciation de la valeur professionnelle fondée sur les critères prévus par le code général de la fonction publique et les décrets n° 2016-636 et n° 2016-1705.

Avocat : PARAVEMAN

20 février 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501175

Le Tribunal administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D C, ressortissant dominicain, contestant une obligation de quitter le territoire français qu'il estimait révélée par son placement en rétention administrative le 6 février 2025, après un arrêté initial du 27 novembre 2023 resté inexécuté. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que le délai de quinze mois entre l'arrêté initial et la mesure d'exécution n'était pas anormalement long au sens de la jurisprudence, et que le placement en rétention ne révélait pas une nouvelle décision d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 722-7, et les principes relatifs à la substitution d'une décision en cas d'inexécution prolongée.

Avocat : CAZANAVE

20 février 2025• Reconduite à la frontière
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300494

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, agent du CHU de La Réunion, qui contestait le refus de promotion avant son départ à la retraite et demandait réparation de son préjudice de carrière. La juridiction a jugé que les moyens tirés de l’absence de motivation et des vices de procédure étaient inopérants s’agissant d’une décision gracieuse. Elle a également écarté le moyen lié à l’absence d’entretien professionnel en 2019, estimant que la décision attaquée ne se fondait pas sur une appréciation de sa valeur professionnelle, déjà examinée dans le cadre du tableau d’avancement devenu définitif. La solution retenue repose sur les principes régissant le recours pour excès de pouvoir contre une décision gracieuse, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

Avocat : PARAVEMAN

20 février 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216939

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Ramires d’un recours contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 juin 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 36 200 euros et une contribution forfaitaire de 5 016 euros pour emploi d’étrangers sans titre. La société invoque notamment des vices de procédure, l’illégalité des textes applicables, la violation du principe non bis in idem et l’absence de matérialité des faits. Le tribunal a examiné l’application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, qui a abrogé l’article L. 822-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatif à la contribution forfaitaire. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a informé les parties de ce moyen d’ordre public, invitant la société à présenter ses observations.

Avocat : CABINET AVENS (SCP)

20 février 2025• 3e Section - 2e Chambre
CAA33Décision• exécution décision justice adm

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX01504

Avocat : LAVEISSIERE

18 février 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401060

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, ressortissant libanais, contestant la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport talent" prise par la préfète de l'Essonne le 11 janvier 2024. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d'autorisations provisoires de séjour n'avait pas privé d'objet le recours, et a écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée pour défaut de motivation, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : GARAVEL

18 février 2025• 5ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319384

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. K N contre le refus de délivrance de visas de long séjour pour son épouse et ses trois enfants, demandés au titre de la réunification familiale d'un réfugié. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas établi s'être réunie dans une composition régulière, en méconnaissance des articles D. 312-5 et D. 312-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAVELIER

14 février 2025• 11ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303217

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'association France Palestine Solidarité et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2023 interdisant un rassemblement "pour la paix en Palestine" à Caen. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation en estimant que la manifestation, déclarée hors délai et dans un contexte de tensions liées au conflit israélo-palestinien, présentait un risque de troubles à l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 à L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, conciliant la liberté de manifestation avec le maintien de l'ordre public.

Avocat : CAVELIER

14 février 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500018

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur de droit concernant l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.

Avocat : CAVELIER

14 février 2025• 3ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500220

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux États membres. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté.

Avocat : CAZANAVE

14 février 2025• étrangers JU
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500146

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante comorienne, afin d'obtenir le renouvellement de son titre de séjour. La requérante dénonçait un délai anormalement long de traitement de sa demande, en cours depuis au moins trois ans, et sollicitait notamment une injonction au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur son dossier. Le juge a rejeté comme irrecevable la demande de délivrance d'un titre de séjour, mais a reconnu l'urgence et l'utilité d'une mesure provisoire face à la carence persistante de l'administration. En application des articles L.521-3 et R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, il a enjoint au préfet de statuer sur la demande de Mme A dans un délai de quinze jours, sans astreinte.

Avocat : TRAVERSINI

12 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211501

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a estimé que M. B, qui travaillait en France comme ouvrier agricole saisonnier mais résidait en Espagne, ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LAVENANT

11 février 2025• 3ème Chambre